Deux femmes, deux destins

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Depuis juillet 2014, Nadia Savchenko, pilote de l’armée ukrainienne est dans une prison russe, victime des ambitions impérialistes de Poutine.

Au même moment, une autre femme, Asia Bibi, reste enfermée dans une prison pakistanais, a été condamnée à mort en première instance en novembre 2010, accusée de blasphème envers l’Islam en juin 2009. Pour le 8 mars, cette Journée des Femmes, Karen Lajon, grand reporter au Journal du Dimanche, raconte deux histoires des femmes, victimes de la barbarie moderne.

Nadia Savtchenko, dans sa prison moscovite le 10 février. Elle brandit un dessin sur lequel est inscrit : “Je suis née ukrainienne, je meurs ukrainienne.” Elle devait être libérée mercredi. La justice russe a rejeté sa demande. Celle qui est devenue une véritable héroïne nationale reste derrière les barreaux à Moscou. En grève de la faim depuis décembre, elle a finalement écouté les médecins et décidé de s’alimenter, sa santé devenant trop fragile. Le JDD qui avait rencontré sa sœur, Vira, à Kiev, le 8 février dernier, affirmait que Nadia ne se laissait pas abattre, et pour une bonne raison : “Ma sœur est innocente.”

Son visage ressemble désormais aux photos sépia. Il se floute, il s’estompe car le risque est grand de l’oublier. Mais une autre femme n’a de cesse de ramener à la lumière et à notre mémoire cette Pakistanaise chrétienne, mère de famille d’une quarantaine d’années accusée de blasphème. Présidente du comité international Asia Bibi, la journaliste française Anne-Isabelle Tollet* est la seule à avoir des contacts directs et permanents avec la jeune femme et se bat pour elle depuis plus de quatre ans.

Le mois prochain, la Cour suprême pakistanaise devrait statuer sur la condamnation à mort d’Asia Bibi. “La sentence a déjà été confirmée par la Haute Cour de Lahore, en octobre dernier. La Cour suprême peut décider de repousser la date du jugement pour une période de trois ans. Cette histoire qui, au départ, était une simple épine dans le pied du gouvernement, est devenue un piège pour le pouvoir : l’innocenter revient à se mettre à dos tous les islamistes du pays, et ne pas le faire reviendrait à être montré du doigt par la communauté internationale.”

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EMPR en français, Lili des Cévennes a contribué à la publication de cet article. 

 

 

 

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