Les témoignages des familles des militaires russes morts dans le Donbass

Depuis le début de la crise en Ukraine, les autorités russes nient en bloc la présence des troupes régulières russes dans le Donbass, tout comme ils nieaient le rôle des militaires russes dans l’annexion de la Crimée qui a eu lieu au mars 2014.

Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine a déclaré que «Les gens qui remplissent leur devoir mûs par leur conviction, les volontaires qui se battent quelque part, notamment dans le sud-est de l’Ukraine, ne sont pas des mercenaires. Parce qu’ils ne touchent aucune solde». Et, pourtant, il y a bien les soldats russes qui sont morts dans les circonstances bizarres. L’édition Vice News a recueilli les témoignages des familles ayant perdu leurs proches dans cette guerre dont on ne parle pas. 


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 Officiellement, la Russie n’est pas en guerre en Ukraine, mais ses soldats meurent. Sergei est un, parmi des dizaines — peut-être même des centaines — de soldats russes qui auraient été tués en Ukraine. Le Kremlin nie envoyer des troupes, en expliquant qu’ils n’ont aucune implication dans le conflit qui fait rage à la frontière. Mais l’histoire de Sergei est un témoignage parmi les nombreux autres recueillis par VICE News, auprès de familles de soldats et de défenseurs des droits de l’homme. Certains membres des autorités doutent aussi de la version officielle. Leurs témoignages révèlent le coût humain de cette guerre qui n’existe officiellement pas, et les sacrifices inconnus de cette armée fantôme russe.

Sur les photos, Sergei sourit souvent, son visage enfantin illuminé par un regard calme. La carrure d’un boxeur poids plume, les cheveux blonds coupés court, les yeux bleus, les paupières tombantes, et une mâchoire angulaire. C’était Sergei. Mort, Natasha est presque incapable de reconnaître son fils — dont l’expression du visage a été figée dans une grimace, les yeux écarquillés, la bouche ouverte. Le côté gauche de son visage a viré au bleu, son nez est tourné dans un angle bizarre, comme si quelqu’un l’avait poussé sur le côté. Son corps est couvert de poussière qui s’était accumulée sous ses ongles. Une blessure fatale, au niveau du coeur, était couverte par un uniforme militaire, deux fois trop grand pour lui. Une paire de tongs fines et fragiles est suspendue à ses pieds.

La famille a attendu cinq jours avant que le corps n’arrive. Cinq jours pendant lesquels le frère de Sergei a retourné ciel et terre dans la division — multipliant les coups de fil pour comprendre comment son frère était mort. À un moment, un officier exaspéré lui a dit d’abandonner. « Arrêtez d’appeler, » lui a dit l’officier. « Ils vont vous filer 100 000 roubles (un peu moins de 1 700 euros). C’est plus que suffisant pour vous payer à boire et vous souvenir de lui. Qu’est ce que vous voulez de plus ? » Mais Natasha voulait des réponses. « Comment il est mort ? Où a-t-il été tué ? » Elle s’arrête un instant, les larmes coulent sur ses joues. « Mon fils est parti pour toujours, et personne ne peut m’expliquer ni pourquoi ni comment. »

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EMPR en français, Lili des Cévennes.

 

 

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