Rapport Poutine et la guerre de Boris Nemtsov. Chapitre 5

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Les unités régulières de l’armée russe ont en grande partie prédéterminé les succès militaires des séparatistes dans l’est de l’Ukraine. Cependant, l’apport des prétendus « volontaires » arrivant en permanence de Russie dans la zone du conflit a joué un rôle considérable dans les forces armées de RPD et RPL.

Dès les prémices du conflit, des citoyens russes ont commencé à arriver en Ukraine. Ils se sont organisés en groupes paramilitaires ou ont rejoint des bataillons déjà formés.

De nombreux anciens collaborateurs des services de renseignements russes et des militaires de carrière dont certains, avec une expérience guerrière ou avec un passé criminel, se sont retrouvés parmi ces combattants. Souvent, ces citoyens devenaient des personnages clés dans les troupes séparatistes comme, par exemple, l’ancien officier de renseignement Igor Guirkine, vétéran de la guerre de Tchétchénie, Arseni Pavlov (alias Motorola) et aussi Aleksandr Mojaev (alias Babaï), qui a été accusé de tentative de meurtre par le Parquet de Krasnodar.

Les autorités russes ont souvent été impliquées directement dans l’organisation du recrutement, de l’armement, de l’assistance matérielle et du transfert de « volontaires » russes en Ukraine.

Des mercenaires

En août 2014, le Premier ministre de la RPD, Aleksandr Zakhartchenko a déclaré : « Nous n’avons jamais dissimulé le fait que de nombreux Russes sont parmi nous, sans leur aide, nous serions mal en point, il nous aurait été plus difficile de combattre »48. Selon l’aveu même de Zakhartchenko, 3 000 à 4 000 volontaires russes se trouveraient parmi les séparatistes.

Viatcheslav Tetekine, député de la Douma de la Fédération de Russie et membre de la Commission de la Défense a estimé le nombre de « volontaires » engagés dans les opérations du Donbass à 30 000 hommes.

« Certains y ont combattu une semaine, d’autres pendant quelques mois, mais selon les données des autorités des Républiques populaires de Donetsk et de Louhansk, environ 30 000 volontaires ont participé aux opérations », a-t-il souligné49. Ce même député a présenté à la Douma d’État un projet de loi d’octroi aux « volontaires » d’un statut de combattants avec tous les avantages afférents50.

Les autorités russes ont souvent été impliquées directement dans l’organisation du recrutement, de l’armement, de l’assistance matérielle et du transfert de « volontaires » russes en Ukraine.

Le processus de recrutement et d’envoi de « volontaires » dans le Donbass est organisé grâce aux associations civiles fidèles au Kremlin. En particulier, Frants Klintsevitch, président de l’Union russe des vétérans et député du parti Russie Unie à la Douma d’État a publiquement confirmé son rôle dans ce processus51. Comme en témoignent les « volontaires », les points de ralliement pour les futurs combattants sont souvent les bureaux d’enrôlement militaires dans les villes russes.

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Aleksandr Mojaev (alias Babaï) et des combattants de la RPD (République Populaire de Donetsk).

Un citoyen russe, combattant dans les rangs des séparatistes dans le Donbass, a décrit de façon détaillée en septembre 201452 l’organisation du processus de rassemblement des « volontaires ». Selon son témoignage, l’enrôlement des Russes dans les rangs des « milices » des RPD et RPL se déroule dans les villes russes via les bureaux d’enrôlement militaire, les vétérans et les organisations cosaques gèrent l’arrivée des combattants dans la zone de conflit. Les citoyens qui expriment leur disponibilité à se rendre par leurs propres moyens en Ukraine sont envoyés à titre individuel à Rostov-sur-le-Don, où on leur rembourse le prix du billet.

C’est dans la région de Rostov que s’organisent la base matérielle et la formation des combattants avant qu’ils ne se retrouvent l’arme au poing dans les rangs des séparatistes. Juste avant de franchir la frontière, ils reçoivent un ordre de mission et un équipement militaire.

Le principal contingent de « volontaires » est composé d’anciens militaires et employés des forces de l’ordre, c’est à dire des gens qui ont une expérience dans le maniement des armes. Les agents recruteurs ont tendance à recruter des personnes d’âge moyen. Les jeunes ne font pas partie des priorités des recruteurs car ils gardent un lien fort avec leurs parents : la mort de « volontaire » engendre le risque que leurs parents expriment publiquement leur mécontentement.

Les « volontaires » russes dans le Donbass sont rémunérés. L’argent pour l’entretien des combattants provient de fonds russes qui sont alimentés activement par les autorités russes.

Selon les combattants, la rémunération moyenne d’un « volontaire » s’élève à 60 000 roubles [1 100 euros, ndt] par mois, bien que « certains gagnent 80 000-90 000 roubles [1 400-1 600 euros, ndt], les commandants davantage ». A titre de comparaison, le salaire moyen en Russie, selon les données de janvier 2015 du Ministère de l’économie et du développement s’élevait à 31 200 roubles [560 euros, ndt] 53. Les « volontaires » fixent eux-mêmes la durée de leur service mais la durée minimale de leur engagement est de 11 mois.

Un témoignage important a été apporté par un recruteur de « volontaires » d’Ekaterinbourg, le président de la Fondation des vétérans des services spéciaux de la région de Sverdlovsk, Vladimir Efimov. Il a confirmé54 que les « volontaires » russes qui prenaient part aux opérations de combat dans le Donbass, recevaient de l’argent en échange. « Il y a des règles pour les salaires: un simple combattant reçoit entre 60 000 et 90 000 roubles par mois [1 100 et 1 600 euros respectivement, ndt] tandis qu’un chef reçoit entre 120 000 et 150 000 [2 150 et 2 700 euros, ndt]. On dit que maintenant le salaire a atteint 240 000 [4 300 euros] », a déclaré Efimov. Il a également affirmé qu’en moyenne « un combattant, équipement et salaire compris » coûte 350 000 roubles [6 250 euros, ndt] par mois.

En outre, Efimov a confirmé que l’un des moyens utilisés pour envoyer des combattants en Ukraine, ce sont les soi-disant « opérations humanitaires ». De fait, l’intrusion militaire est effectuée sous couvert d’aide humanitaire.

« La première fois, on y est allés au titre de représentants de la Croix Rouge. Nous avons sollicité des papiers auprès d’une branche locale, nous présentant comme des accompagnateurs. Une fois arrivés, les gens sont restés. On leur a distribué des armes et on les a affectés au combat. Maintenant, nous embarquons des jeunes dans une voiture avec l’aide humanitaire et nous les y envoyons ainsi », a raconté Efimov.

Un « volontaire », Artiom (de Saint-Pétersbourg), témoigne55 que les personnes partent pour le Donbass depuis différentes régions de la Russie et qu’une fois sur place, ils reçoivent leur équipement : « Quelques-uns portent ce qu’ils ont sur eux, s’ils trouvent ça plus commode, mais en général, ils endossent une tenue de camouflage, sans rayures militaires, ni signes de reconnaissance et même sans l’étiquette du fabriquant. Les armes sont de facture ancienne et proviennent des stocks soviétiques. Aucun fusil à lunettes de dernière génération, aucune mitraillette dont les forces de sécurité ukrainiennes ne sont pas équipées ».

La chaine de télévision TV-2, désormais fermée par les autorités régionales de Tomsk, a diffusé un reportage le 6 décembre 2014 sur le départ d’un détachement de « volontaires » locaux, qui allaient faire la guerre à Louhansk.

Le reportage a été tourné sur le lieu de départ du bus avec les futurs combattants de la RPL. L’union russe des vétérans d’Afghanistan a organisé l’expédition. Selon le responsable de la branche locale de cette organisation, Mikhail Kolmakov, des groupes similaires sont envoyés dans le Donbass depuis différentes villes de Sibérie. Ils ont équipé les « volontaires » de Tomsk grâce aux deniers de sponsors dont les organisateurs du départ ont préféré ne pas révéler les noms de ces derniers56.

Les témoignages recueillis confirment qu’une grande partie des combattants russes dans le Donbass a été envoyée en Ukraine de manière organisée, qu’elle a bénéficié d’une formation et des entraînements appropriés, qu’elle a obtenu un équipement, et que les « volontaires » reçoivent personnellement une compensation monétaire pour leur participation aux hostilités.

Là sont visibles des indices du crime défini par l’article 359 du Code pénal de la Fédération de Russie. La législation en vigueur en Russie permet de qualifier les soi-disant volontaires russes dans le Donbass de mercenaires. Le code pénal de la Fédération de Russie stipule en particulier : « Un mercenaire est une personne qui agit en vue d’obtenir un gain matériel et qui n’est pas un citoyen de l’État partie liée à un conflit armé ou à des combats, qui n’y réside pas de manière permanente et qui n’est pas non plus une personne investie de fonctions officielles »57.

Pourtant, la police russe poursuit exclusivement ses concitoyens qui participent aux combats aux côtés des forces ukrainiennes. Ainsi en octobre 2014 une procédure pénale a été ouverte contre un résident moscovite, Roman Jeleznov, qui avait rejoint le bataillon ukrainien Azov58. Les combattants qui se sont joints aux rangs des séparatistes ne rencontrent pas de problèmes avec la justice en Russie. Le président russe Vladimir Poutine a déclaré59 que « les gens suivant leur cœur et accomplissant leur devoir » et participant aux combats, ne peuvent pas être considérés comme des mercenaires.

 

Kadyrovistes

Il est à noter que les recrues venues en Ukraine depuis la République tchétchène de la Fédération de Russie constituent un renfort important pour les forces armées séparatistes. Ces hommes se considèrent comme des partisans du président tchétchène Ramzan Kadyrov et proviennent souvent des forces de l’ordre tchétchènes qui sont entièrement sous son contrôle.

Le 16 décembre 2014, Ramzan Kadyrov, a publiquement exprimé sa volonté d’aller dans la zone de conflit à l’est de l’Ukraine et de s’impliquer personnellement dans les combats. « Je compte demander au Président [russe, ndt] qu’il m’autorise à abandonner mon poste pour aller dans le Donbass défendre les intérêts des gens qui y mènent leur combat. Pour capturer et détruire leurs diables d’adversaires, car ils n’ont ni honneur ni conscience », a déclaré Kadyrov en direct sur la chaîne télévisée NTV60.

Kadyrov n’est certes pas venu en personne sur le territoire de l’Ukraine. Toutefois, les preuves recueillies démontrent que les militants formés dans ses unités spéciales, participent de façon active aux affrontements dans le Donbass.

Les premiers kadyrovistes arrivés dans la zone de conflit ont rejoint le bataillon séparatiste nommé Vostok. Son commandant Aleksandr Khodakovski a confirmé le 1er juin 2014 que les Tchétchènes, qui sont arrivés de Russie, ont combattu l’armée ukrainienne sous son commandement61.

Toutefois, des preuves de la présence de militants armés tchétchènes sur le territoire de l’Ukraine sont apparues dès avant cette déclaration. Ainsi, une vidéo tournée lors d’un rassemblement de partisans de la RPD à Donetsk a été rendue publique le 26 mai 2014. Un camion avec deux douzaines d’hommes d’apparence caucasienne, armés de mitraillettes, s’est garé sur la place principale de Donetsk. L’un d’eux déclare au correspondant de CNN62: « Nous sommes des kadyrovistes ». Lorsque le journaliste lui demande de préciser, il confirme appartenir aux forces de l’ordre tchétchènes.

Le 26 mai 2014, apparaissent les premières indications de lourdes pertes chez les rebelles tchétchènes combattant aux côtés des séparatistes. Ce jour-là les unités séparatistes de la RPD ont pris d’assaut l’aéroport de Donetsk, contrôlé par les forces armées ukrainiennes. Au cours de ces combats deux camions KAMAZ, transportant des combattants séparatistes ont été détruits. La participation des Tchétchènes dans ces confrontations a été confirmée par le témoignage du chirurgien traumatologue Denis Kloss, qui était venu du district russe autonome de Tchoukotka pour aider les séparatistes. « J’étais dans le deuxième camion avec les Tchétchènes blessés. Une mine a explosé sous notre camion, le véhicule a été renversé, ses roues avant arrachées. Puis les tirs ont repris, nous avons été contraints de stopper des voitures sur la route pour évacuer nos blessés et les envoyer à l’hôpital », a-t-il dit.

Un énième renfort massif composé de combattants tchétchènes est arrivé dans le Donbass en août 2014

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Le président russe Vladimir Poutine et le chef de la République tchétchène Ramzan Kadyrov.

Le premier ministre de la RPD, Aleksandr Borodaï, a déclaré que 33 citoyens russes ont été identifiés parmi les morts du 26 mai. Borodaï a souligné que des autochtones tchétchènes se battent dans les rangs séparatistes, « prêts à défendre leurs frères russes »63. Le maire de Donetsk Oleksandr Loukiantchenko a ajouté que l’hôpital a admis 43 blessés après le combat à l’aéroport, parmi eux des combattants originaires des villes tchétchènes de Grozny et Goudermes64. Selon Kloss, après la bataille désastreuse pour l’aéroport de Donetsk et des pertes importantes, les hommes de Kadyrov « ont exprimé leur désaccord avec cette façon de mener la guerre et sont repartis en Tchétchénie »65. Cette information a été confirmée par Aleksandr Khodakovski le 1er juin 2014 : selon lui, les Tchétchènes qui ont combattu dans son bataillon « sont partis en emportant leurs blessés ».

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Lettre de Boris Nemtsov adressée au directeur du FSB, Aleksandr Bortnikov.

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Traduction française de la lettre de Boris Nemtsov adressée au directeur du FSB, Aleksandr Bortnikov.

Un énième renfort massif composé de combattants tchétchènes est arrivé dans le Donbass en août 2014, quand une opération de grande envergure de l’armée russe a commencé avec pour objectif d’arrêter la contre-offensive des forces armées ukrainiennes contre les positions séparatistes.

Une vidéo réalisée par un combattant tchétchène à la frontière russo-ukrainienne à la veille de leur intervention, a été publiée le 29 août 2014. Sur l’enregistrement, on entend un dialogue en langue tchétchène entre des combattants placés au premier plan de la colonne formée de chars et de véhicules blindés. « Voilà notre colonne, on n’en voit ni le début ni la fin, nous sommes prêts pour l’intervention. Allah Akbar ! dit un combattant devant la caméra. Il y a des gars – des Tchétchènes – ici. Ces tankistes-là sont des Tchétchènes ». « Nous allons faire la guerre pour tailler en pièces ces Khokhols[1] ». Inchallah! lui répond un mécanicien-conducteur portant des lunettes de soleil et émergeant de la trappe d’un char66. Après la publication de cette vidéo, Boris Nemtsov a envoyé des demandes formelles au FSB et au Comité d’enquête de la Fédération de Russie en exigeant de procéder à une vérification concernant le passage illégal de la frontière par des hommes armés. Cependant, aucune des institutions n’a répondu à l’homme politique.

« Nous allons faire la guerre pour tailler en pièces ces Khokhols. Inchallah! »

Une autre vidéo tournée par un combattant de Kadyrov au cours de la « purge » de la ville de Horlivka a été rendue publique le 30 août. Sur les images on voit comment un groupe d’hommes armés entièrement équipés descend la rue et échange des paroles en un mélange de langues russe et tchétchène. « Groupe de la purge », dit le cameraman filmant les actions des combattants67.

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A gauche sur la photo – le commandant du bataillon tchétchène « La mort », Apti Bolotkhanov.

Après la signature des accords de paix à Minsk, le 5 septembre 2014, une partie importante des combattants de Kadyrov est restée sur le territoire du Donbass contrôlé par les séparatistes. Des preuves de la présence de Tchétchènes armés dans les rangs des séparatistes ont continué d’apparaître avec une remarquable régularité.

Le 12 décembre 2014 un entretien68 a été rendu public avec le combattant tchétchène se faisant appelé Talib, qui a fait la guerre dans le Donbass dans les rangs séparatistes et au cours de laquelle il a menacé de mort le député adjoint ukrainien Igor Moseïtchouk, suite aux insultes de ce dernier à l’adresse de Ramzan Kadyrov. « Il est mort, il a signé sa sentence de mort », a dit le Tchétchène. « Nous, les Kadyrovistes, aidons ici le peuple slave », a-t-il ajouté.

Les preuves documentées de la création sur le territoire de Donbass d’un bataillon autonome tchétchène La mort formé d’anciens combattants des forces de sécurité de Ramzan Kadyrov, sont apparues le 19 novembre 2014. L’envoyée spéciale de Rouski Reportior Marina Akhmedova a publié des déclarations69 des commandants de ce bataillon faites sur le territoire de leur campement principal dans la région de Donetsk. Les soldats de ce bataillon ont participé, en particulier, à la bataille pour l’aéroport de Donetsk et la ville d’Ilovaïsk. Parmi les membres de ce bataillon, selon ses commandants, « quatre-vingt-dix pour cent sont d’anciens séparatistes » qui se sont battus contre l’armée russe, mais qui, une fois « amnistiés », ont déposé leurs armes et ont rejoint plus tard les forces de sécurité contrôlées par Ramzan Kadyrov.

Jusqu’à soixante-dix pour cent des miliciens séparatistes proviennent des forces spéciales, de l’armée de la Fédération de Russie ou des services secrets russes.

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 Combattants tchétchènes dans le Donbass.

L’identité de l’un des commandants du bataillon La mort a pu être établie : Apti Denisoltanovitch Bolotkhanov, ancien commandant de la 3ème compagnie de patrouilleurs du bataillon Sud du ministère de l’Intérieur de Russie (unité militaire № 4157, basée dans le village de Vedeno, en République tchétchène). Il a le grade militaire de commandant du ministère de l’Intérieur de Russie. En février 2008, la médaille « Pour les services rendus à la République tchétchène » lui a été décernée par un décret de Kadyrov.

Le 10 décembre 2014 une vidéo a été publiée avec l’enregistrement des mouvements du bataillon Nord sur le territoire du Donbass. Un des commandants du bataillon, alias Stinger, a dit70 que le bataillon compte « environ 300 combattants dans la région de Donetsk » avec chacun au moins 10 ans d’expérience du combat. Selon lui, jusqu’à soixante-dix pour cent des combattants proviennent des forces spéciales et la plupart d’entre eux ont été décorés par l’État russe. « Nous sommes des soldats de l’armée russe et des services de sécurité russes, pour la plupart des anciens combattants », a dit le milicien-séparatiste.

En automne 2014, on apprenait l’existence d’un autre groupe organisé de Tchétchènes qui luttent contre l’armée ukrainienne à l’est de l’Ukraine, groupe sous le commandement d’un combattant dont l’alias est Sauvage. Un entretien avec Sauvage a été publié en décembre 201471. Selon lui, son détachement est basé à Krasnodon et y opère des patrouilles. Le milicien a dit qu’il serait heureux de voir Ramzan Kadyrov dans le Donbass : « S’il venait ici, il nous suffirait trois mois pour y établir l’ordre. Nous serions heureux s’il venait ici ».

Le 7 janvier 2015, Sauvage et ses hommes ont donné dans une vidéo72 des détails supplémentaires concernant leur groupe. D’après Sauvage, le groupe sous son commandement est « principalement composé de Tchétchènes » et a pris part, entre autres, à des combats près des villes de Krasnodon et de Chtchastia.

[1] Dénomination méprisante réservée aux Ukrainiens, ndt.

La suite est bientôt disponible sur EMPR

Lili des Cévennes pour EMPR en français, La traduction française a été réalisée grâce à une coopération des associations « Ukraine Action », « InformNapalm France », «Groupe de résistance aux répressions en Russie », « Russie Libertés » et des traducteurs indépendants, avec l’accord d’Ilya Yashin.

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