Un guide de l’extrême droite ukrainienne

Les allégations concernant la prise du pouvoir par l’extrême droite en Ukraine sont fausses, mais l’ultranationalisme est présent à des endroits inattendus.

 Ce qu’il faut savoir:

✓Dès que la révolution du Maïdan s’est transformée en un mouvement de protestation massive, le président ukrainien Ianoukovitch et le gouvernement russe ont déclaré qu’elle était dirigée par des groupes d’extrême droite;
✓ La Russie a officiellement annexé la Crimée en se basant sur des «craintes» imaginaires affirmant que des gens de l’extrême droite ukrainienne allaient venir pour tuer les Russes ethniques. L’invasion russe a donné à l’extrême droite un bon prétexte pour justifier la nécessité de leur action de protection du pays contre la Russie;
✓ Les partis d’extrême droite dans leur ensemble, ont perdu les élections présidentielles et parlementaires en Ukraine;
✓ Des individus appartenant à des groupes d’extrême droite ont récemment attaqué des cinémas qui projetaient des films LGBT;
✓ Peu de personnes appartenant à des groupes d’extrême droite ont obtenu des postes dans le nouveau gouvernement post-révolutionnaire;

 

Un néo-nazi célèbre parmi les nouveaux citoyens de l’Ukraine 

Le 5 décembre, le citoyen biélorusse Sergei Korotkikh a obtenu la nationalité ukrainienne octroyée sur ordre du président ukrainien Petro Porochenko qui l’a félicité pour son “service courageux et fidèle” en tant que membre du bataillon Azov, un des nombreux groupes paramilitaires de volontaires qui ont été créés pour lutter contre les séparatistes soutenus par la Russie dans l’est de l’Ukraine.

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censor.net

Le nom de Korotkikh a attiré l’attention de nombreuses personnes aussi bien de la société civile que des médias locaux qui le connaissent mieux pour ses liens et son appartenance à plusieurs organisations néo-nazies de Russie. Certains de ses associés en Russie sont connus pour leurs attaques contre des minorités, y compris les travailleurs migrants en provenance d’Asie centrale et du Caucase. Korotkikh est un ancien associé et un proche de Maxime Martsinkevich, le plus célèbre néo-nazi russe et fondateur de «Occupy pedophilia», un mouvement de milice anti-gay connu à travers le monde entier.

Après l’annonce locale de la nouvelle que Korotkikh avait obtenu la nationalité, la société civile et plusieurs médias locaux sont passés à l’offensive, demandant aux responsables gouvernementaux pourquoi ils avaient donné la nationalité ukrainienne à un néo-nazi connu.

Certains ont accusé le gouvernement ukrainien de négligence pour ne pas avoir effectué une vérification de ses antécédents, d’autres ont dit qu’il était dans la dénégation

La réponse du gouvernement se situait quelque part entre l’apathie et la réserve. Interrogé par des journalistes pour savoir si le gouvernement était au courant du passé de Korotkih, le ministre de l’Intérieur Arsen Avakov a affirmé qu’il allait le vérifier, mais il l’a néanmoins défendu arguant de sa contribution à la protection de  Marioupol, ville portuaire du Sud-Est menacée par les séparatistes.

De quel soutien bénéficie l’extrême droite en Ukraine?

La popularité de l’extrême droite selon la presse internationale, n’a pas cessé de croître tout au long du Maïdan et s’est intensifiée quand la Russie s’apprêtait à annexer la Crimée pour “protéger” la population russe ethnique habitant la péninsule. Avec le recul, il est devenu évident que la majeure partie de la couverture médiatique a été une combinaison de la campagne totalement mensongère des médias russes qui mettaient en exergue le discours sur la “junte fasciste” aussi bien chez eux qu’à l’étranger, et du laxisme des journalistes de certains médias internationaux.

La montée des néo-nazis en Ukraine n’est pas le résultat d’un soutien populaire – Umland

Bien qu’il existe un certain soutien des individus membres de l’extrême droite, comme Andriy Biletsky, qui est un parlementaire, les gens n’ont pas voté pour lui parce qu’il était néo-nazi. Ils ont plutôt voté pour lui parce qu’il était connu“, affirme Andreas Umland, chercheur à l’Institut de Coopération Euro-Atlantique. Des personnalités de l’extrême droite, comme Biletsky, ont émergé de nulle part ces cinq derniers mois, donc les gens ne connaissent tout simplement pas leur passé, dit Umland.

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tsn.ua

La vérité est que le rôle de l’extrême droite dans le mouvement du Maïdan a toujours été secondaire. Sa présence dans l’Ukraine du post-Maïdan est également marginale, avec des candidats d’extrême droite n’ayant obtenu qu’environ 1% des voix lors des votes. Svoboda, le seul parti d’extrême droite du précédant parlement ukrainien, n’a pas dépassé la barre des 5% nécessaires pour y figurer.

Sur un total de 424 députés au Parlement ukrainien post-révolutionnaire, 6 seulement sont affiliés à l’extrême droite.
Sur les 424 élus du parlement ukrainien post-révolutionnaire, seulement 6 ont des liens avec l’extrême droite – des liens de degré variable. Mais certains leaders de droite, grâce à leur participation en tant que membres du bataillon de volontaires Azov pour la défense armée du territoire ukrainien contre les séparatistes soutenus par la Russie, ont gagné la confiance du ministère de l’Intérieur.

Avec l’éviction de M. Ianoukovitch, les organisations d’extrême droite ont perdu la source principale de la mobilisation négative des électeurs. Le succès de Svoboda aux législatives de 2012 a été dû en partie à son image d’opposition la plus radicale au régime de Ianoukovitch ( image promue par le régime lui-même ), donc Svoboda (ainsi que le Praviy Sektor – Secteur Droite) pourrait être considéré comme un «parti anti-Ianoukovitch” . Sans Ianoukovitch, sa raison d ‘être est devenue – du moins aux yeux des électeurs – discutable.

Le Bataillon Azov

Comme la menace séparatiste dans l’est de l’Ukraine devenait plus prononcée, le ministre de l’Intérieur a permis la création de groupes paramilitaires constitués de bénévoles. L’un des bataillons le plus important et le plus connu issu de ce nouveau système fut le bataillon Azov, dirigé par des figures d’extrême droite reconnues et basé sur une idéologie néo-nazie historique.

En raison de leur fidélité à l’État ukrainien et de leur dévouement à défendre le territoire ukrainien, les dirigeants du bataillon ont gagné en crédibilité aux yeux des autorités de Kiev, qui font silence sur certaines affiliations antérieures de leurs membres.

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photo:la page VKontakte du bataillon “Azov” 

Les principales personnalités de l’extrême droite dans le gouvernement de l’Ukraine

Andriy Biletskiy, député indépendant

Avec le soutien du parti du Front populaire du Premier ministre Iatseniouk, sous la bannière duquel il a fait campagne, Biletskiy a réussi à obtenir un siège au Parlement ukrainien. En tant que commandant du bataillon de volontaires Azov, sa popularité a considérablement augmenté au cours des mois de combats dans l’est de l’Ukraine. Biletskiy est né à Kharkiv en Ukraine orientale, où il a également passé ses années de formation. Avant de diriger le bataillon Azov, il était à la tête de l’organisation Patriote de l’Ukraine et de son organisation mère l’Assemblée Sociale-Nationale. L’idéologie de l’Assemblée Sociale-Nationale, fondée en 2008, est ouvertement raciste et antisémite.

Ihor Mosiychuk, député du Parti Radical

Compatriote de Biletskiy, il a été chef du service de presse de l’Assemblée Sociale-Nationale entre 2010 et 2014. Il a un long parcours bien documenté de participation à des mouvements d’extrême droite remontant jusqu’au milieu des années 1990. Avant de rejoindre le Patriote de l’Ukraine et l’Assemblée Sociale-Nationale, il a été membre du Parti Social-Nationaliste de l’Ukraine avant qu’il ne soit intégré dans le parti Svoboda en 2004. Avant d’être élu au Conseil municipal de Kiev, et plus tard comme député de la Verkhovna Rada (le Parlement ukrainien) en tant que membre du Parti Radical de Oleh Liachko, Mosiychuk a été brièvement commandant adjoint dans le Bataillon Azov.

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Vadym Troyan,chef de la police de la région de Kyiv

Avant sa nomination à la tête de la police de la région de Kyiv par le ministre de l’Intérieur, Troyan a fait une brève carrière en tant qu’enquêteur de police à Kharkiv jusqu’en 2004. Après avoir quitté la police, il a travaillé dans le secteur privé. Il est aussi un membre supposé de longue date de l’Assemblée Sociale-Nationale et a côtoyé Biletskiy un certain temps. Un récent rapport fait par l’équipe des nouvelles d’investigation locale Nashi Hroshi (Notre argent) a révélé que Troyan aurait été lié à l’ancien gouverneur de la région de Kharkiv (et maintenant ministre de l’Intérieur) Arsen Avakov. Le chef du service de presse d’Avakov du temps où il était gouverneur, était propriétaire d’une entreprise de télécommunications appelée “Triolan”. Troyan a travaillé pour l’une des filiales de cette société de 2010 à 2012.

Dans un entretien récent au « Kyiv Post », il a nié tout lien avec des mouvements néo-nazis, allant jusqu’à déclarer qu’«il n’y a pas de skinheads en Ukraine» et affirme que le bataillon Azov pratique la tolérance et qu « il n’y a aucune forme de discrimination quant à la religion ou à la langue dans laquelle vous parlez ».

De façon générale, il considère que les groupes d’extrême droite sont marginalisés et que la peur qu’ils suscitent est activée et entretenue par la propagande russe dans le seul but de retourner l’opinion internationale contre l’Ukraine.
“Nous n’avons pas de skinheads,” dit-il en demandant si quelqu’un en avait vu un seul en Ukraine au cours des cinq dernières années.

Dans l’un de ses premiers interviews avec les médias, il a déclaré au Kyiv Post, que son message aux officiers de police sur le terrain était: «Si vous humiliez la population ou si vous la volez, je procèderai personnellement à votre arrestation». Troyan a affirmé qu’il fera de la lutte contre la corruption, son combat personnel.

De retour du front, son objectif est d’encourager l’ingeniosité et le dévouement qui caractérisent les initiatives non gouvernementales depuis le début de l’Euromaïdan, il y a un an.

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sharij.net 

Andriy Paroubiy, vice-président du Parlement

Homme politique très discret avant le Maïdan, Parubiy a aidé à organiser les forces d’auto-défense destinées à repousser l’attaque après l’assaut de la police anti-émeute, à la suite de quoi il est devenu une légende. Après le Maïdan, il a été nommé secrétaire du Conseil de sécurité de l’Ukraine et au cours de son mandat, il a contribué à former la nouvelle Garde Nationale de l’Ukraine.

Sa biographie officielle souligne le fait qu’il a contribué à former le Parti social-nationaliste d’Ukraine (SNPU) en 1991 avec son co-fondateur Oleh Tyahnybok – un parti qui deviendra à terme, Svoboda. Il a été l’un des principaux organisateurs de la Révolution orange. Parubiy est un caméléon politique, passant d’un parti à un autre, mais qui n’a pas rejoint Svoboda au Parlement. Il est actuellement le vice-président (speaker) de la Verkhovna Rada.

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Dmytro Yarosh, député indépendant

Il est devenu de loin, le visage le plus marquant de la révolution du Maïdan, en grande partie grâce à la propagande russe qui l’a chevillé au Pravyy Sektor qu’il dirige, parti assimilé à un grand mouvement fasciste clandestin. Alors qu’il n’est même pas parvenu à recueillir 1% des voix lors des élections présidentielles, il a réussi par la suite, à se faire élire au Parlement ukrainien en se présentant comme candidat indépendant.

Yarosh était actif dans les mouvements nationalistes ukrainiens traditionnels depuis la fin des années 1980, quand il a rejoint le “Mouvement populaire d’Ukraine” centriste. Dans les années 1990, il a fondé et dirigé l’organisation nationaliste “”Tryzub” – Organisation pan-ukrainienne Stepan Bandera”. Organisation nationaliste ukrainienne conservatrice, son site officiel désigne comme étant ses ennemis, “l’impérialisme et le chauvinisme, le fascisme et le communisme, le cosmopolitisme et le pseudo-nationalisme, le totalitarisme et l’anarchie, toute déviation qui cherche à se nourrir de la sueur et du sang des Ukrainiens”.

Boryslav Bereza, député indépendant

Un des porte-parole du Pravyy Sektor, on sait peu de choses sur son parcours personnel. Originaire de Kyïv, Bereza est devenu quasiment une superstar le lendemain d’une émission-débat politique en Ukraine où il a été remarqué pour ses commentaires mordants et son sens de l’humour – presque exclusivement en russe. Titulaire d’un siège au Parlement (Verkhovna Rada), son objectif a été de créer une véritable opposition à la coalition en cours dans le gouvernement afin de la pousser à s’engager dans des réformes.

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Yuriy Levchenko, député indépendant

Il a commencé sa carrière politique en 2008, rejoignant le parti d’extrême droite Svoboda. Selon la biographie officielle de Levchenko, il a obtenu une licence en économie de la London School of Economics et un Master en gestion de l’Université Otto-von-Guericke de Magdebourg en 2007.

Depuis qu’il a rejoint Svoboda, il a travaillé comme analyste politique principal du parti et en tant que l’un de ses stratèges. Il n’a pas fait de déclarations publiques qui confirmeraient un fond idéologique “d’extrême droite”, mais son adhésion à Svoboda fait de lui un membre du mouvement d’extrême droite. Après une rude bataille avec un membre de l’élite politique de Kyiv profondément enracinée, il a obtenu un siège de député dans une circonscription à mandat unique. Comme Bereza, son objectif semble être la création d’une véritable opposition à la coalition gouvernementale.

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Andriy Illenko, député indépendant

C’est l’un des plus jeunes députés du Parlement ; originaire de Kiev, il est l’un des idéologues majeurs de Svoboda. Diplômé du département de philosophie de la première institution de l’Ukraine pour l’enseignement supérieur, l’Université Taras Shevchenko, il a rejoint la branche de Svoboda de Kyïv, alors qu’il était encore à l’université. Dans ses écrits trouvés en ligne, il a plaidé en faveur du «social-nationalisme».

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L’extrême droite de l’Ukraine est-elle dangereuse? 

Il y a de nombreuses spéculations autour du fait que des membres de l’extrême droite ont été introduits dans le gouvernement ukrainien dans le but de les neutraliser. Si un membre de l’extrême droite est chef de police ou membre du Parlement, cela signifie que les autorités ukrainiennes apprécient (officiellement) leur présence – et en temps de guerre, la création d’une coalition nationale unie est cruciale pour l’Ukraine.

Pourtant, malgré un manque de soutien électoral, les mouvements ukrainiens d’extrême droite sont une source croissante de problèmes pour les autorités locales à cause de la faiblesse générale des institutions de maintien de l’ordre dans l’État post-révolutionnaire.

Il y a une participation visible et croissante des groupes militaires d’extrême droite dans les razzias violentes des entreprises, un business clandestin et illégal facilité depuis maintenant des années par de nombreuses milices d’extrême droite et des membres de bataillons de volontaires qui ont trouvé là un moyen de tirer profit de l’instabilité générale.

“La guerre et le bouleversement général en Ukraine ont fourni aux membres de groupes criminels d’extrême droite la possibilité de profiter non seulement de leur engagement en tant que combattants, mais aussi du commerce illicite d’armes et de drogues”, a déclaré Anton Shekhovtsov, chercheur invité à l’Institut de recherche des sciences humaines de Vienne.

Des Ukrainiens de la communauté LGBT sont devenus l’une des plus fréquentes cibles d’attaques de l’extrême droite. Un des clubs gays de Kyïv a été perquisitionné par les milices de droite à plusieurs reprises en l’espace de six mois seulement . La Gay Pride à Kiev a été annulée l’été 2014 suite à des menaces de violence de l’extrême droite et au refus des autorités locales d’assurer la sécurité de l’événement. En Octobre 2014, un cinéma de Kiev a été incendié par les radicaux de droite auto-proclamés lors de la projection d’un film LGBT.

Peu de temps après, il y a eu une autre attaque contre un cinéma à Kiev pour la même raison. Les autorités ont fait passer ça pour un acte d’«hooliganisme».

Sur la ligne du front oriental de l’Ukraine, les combattants bénévoles largement incontrôlés sont dénoncés par les observateurs locaux et internationaux pour crimes de guerre présumés et violations des droits de l’Homme. Beaucoup craignent que ces chasseurs lourdement armés de retour à la maison, ne deviennent, pour partie, des gangs de rue, une fois la guerre avec la Russie terminée.

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Pourquoi les Ukrainiens sont-ils si sensibles sur le sujet de l’extrême droite?

Avez-vous déjà essayé d’avoir une discussion avec un Ukrainien ordinaire sur d’éventuelles menaces d’extrême droite sur leur pays? Si oui, vous avez probablement constaté une vive désapprobation émotionnelle de leur part. Pour quelle raison?

Comme beaucoup d’autres pays qui ont eu à subir le règne impérialiste russe ou soviétique, le nationalisme a longtemps été un sujet délicat pour les autorités. Sauf pendant quelques brefs moments dans l’histoire de l’Ukraine, les autorités qualifiaient toute opposition ou dissidence d’ultra-nationaliste.

Bien qu’une certaine collaboration locale avec les forces d’Hitler ait existé, le discours courant dans l’ancienne Union soviétique exagère considérablement ces liens – et ignore complètement les faits concernant la résistance ukrainienne, à la fois contre les forces nazies et les soviétiques. Suite à la longue période de guérilla en Ukraine occidentale pendant et après la Seconde Guerre mondiale, les autorités soviétiques (et leurs successeurs en Russie, Ukraine et Biélorussie) ont assimilé toute avancée vers une identité nationale forte et l’autodétermination comme étant un soutien aux idéaux pseudo-fascistes/nazis.

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Les 70 années et plus de consolidation idéologique durant le 20ème siècle ont assez bien servi la direction autoritaire de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie -et, le plus souvent, n’importe quelle flambée de sentiment national dans la région est dénaturée et qualifiée d’une manière absurde, de désir de restaurer le Troisième Reich d’Hitler . Compte tenu des pertes immenses de l’URSS pendant la Seconde Guerre mondiale, cela crée spontanément un ressentiment du public envers les mouvements nationalistes.

Mais compte tenu de l’héritage désastreux et traumatisant de l’Union soviétique, beaucoup de gens en Ukraine se battent encore pour identifier les idéologies d’extrême gauche ou d’extrême droite actuelles sans pour autant les amalgamer avec la perspective historique déformée laissée par l’ère soviétique.

Le discours est le suivant: les nazis sont malfaisants. Certains groupes nationalistes ont combattu contre l’Union soviétique et par conséquent occupent la place d’ennemi. Tous les nationalistes «de droite» sont des sympathisants nazis et veulent détruire les fondements de la civilisation soviétique /post-soviétique. Les nationalistes (anti-impérialistes par nature) sont forcément nuisibles.

Après 23 ans d’indépendance, l’Ukraine n’a commencé que très récemment à démolir l’idéologie impérialiste russe et soviétique. Mais compte tenu de l’héritage désastreux et traumatisant de l’Union soviétique, beaucoup de gens en Ukraine se battent encore pour identifier les idéologies d’extrême gauche ou d’extrême droite actuelles, sans les amalgamer avec la perspective historique déformée laissée par l’ère soviétique.

Ce texte est une traduction de l’article publié par Hromadske “A Guide to Ukraine’s Far Right”

par Devin Ackles, Hromadske international
produit par Maxim Eristavi , Randy R. Potts

L’article traduit par Krystyna Biletska et relu par Anna O., paru sur Ukraine Action

Lili des Cévennes pour EMPR en français

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